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Une manifestation interdite à cause de l’état d’urgence

La manifestation qui s’est tenue le 29 novembre 2015 avait été interdite sous prétexte d’un état d’urgence. Elle a donné lieu à 317 gardes à vue.

 

Des français à bout

La journée de dimanche, beaucoup ne supportaient plus de rester dans le silence à cause de l’état d’urgence. Ils jugeaient que les enjeux sociaux, écologiques et politiques méritent d’autres actions qu’un simple débat d’officiels. Mais les forces de l’ordre sont immédiatement intervenues par gazage et en mettant en garde à vue les manifestants.

Il ne s’agit pas d’une surprise pour les manifestants, car le gouvernement impose de plus en plus d’outils prévus pour défavoriser les débats démocratiques. Le 21 mai 2015, une interdiction administrative de manifester a été instaurée. Ensuite, le 24 juillet, la loi renseignement autorisait la surveillance des militants dans le but de favoriser les intérêts économiques du pays et de prévenir les violences collectives. Enfin, la loi du 13 novembre interdisait l’entrée d’environ 1 000 personnes (dont plusieurs sont des citoyens européens) sur le territoire à cause de la COP21.

La mise en place de l’état d’urgence, à la suite des attentats du vendredi 13, a mis davantage la population dans la confusion et a aussi diminué l’espace démocratique. Ministère de l’Intérieur, préfets et autres institutions administratives privent la population de leur liberté.

L’interdiction de manifester est devenue absolue. L’État se justifie en évoquant qu’il ne faut pas alourdir la tâche des forces de l’ordre. Toutefois, il n’interdit aucunement les marchés de Noël, les évènements commerciaux ou sportifs… Les manifestants sur la place de la République ont été les seules victimes. La police a bloqué toutes les issues. Ensuite, elle a interpellé les manifestants. En tout, 317 militants ont été mis en garde à vue.

Mais tout le monde est conscient de l’absurdité de cette intervention. La plupart des personnes détenues ont été relâchées. Toutefois, cette arrestation de masse ne peut s’oublier facilement. Puisque les militants sont désormais fichés auprès de la police, ils sont considérés comme des suspects dans les prochaines années.

Les militants appellent à l’arrêt de l’interdiction à manifester. Les forces de l’ordre doivent se pencher sur le véritable sens de la démocratie et permettre aux citoyens de s’exprimer et de défendre leurs idées.

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