greve

Les travailleurs sociaux annoncent une grève

Nous devons nous unir contre la dégradation du service social, explique Nathalie Hemmquin, membre de FSU. Toutes les branches du travail social sont incitées par les syndicats de FA-FP, CGT, FO, FSU et Solidaires. Ils réclament la revalorisation de leurs compétences et désapprouvent la commercialisation de ce secteur qualifié de ‘vecteur de cohérence sociale’.

Ils se sont rassemblés jeudi pendant les débats du CPC sur le remaniement des qualifications. L’intersyndicale déclare que l’importance de leurs professions et diplômes est aussi mesurée à partir des efforts qu’ils fournissent pour les préserver.

Nous ne sommes pas pareils

Le DEASS est un diplôme d’état acquis après 3 ans d’études théoriques ponctuées de stages pratiques auprès des entreprises. La réforme des études viserait à installer un tronc commun qui s’établit à 2 ans avec d’autres secteurs du social pour le poste de technicien d’intervention social. Après la formation, il est possible de faire une autre année de spécialisation. Cette réorganisation permettrait aussi de fractionner les heures de stage et d’éviter de les faire avec des professionnels. Selon certaines assistantes sociales, une telle démarche viserait à embaucher des salariés à faible coût. Avec la suppression du diplôme d’état, ce serait également le code de déontologie qui est amené à disparaitre. Les assistants sociaux risqueraient alors de ne plus pouvoir garder le secret professionnel envers les patients.

Les travailleurs sociaux désapprouvent donc la baisse des exigences au niveau des écoles et affirment que cela pourrait conduire à un travail d’agent d’assistance, mais pas à une véritable qualification professionnelle. Ils affirment que les jeunes ne disposeront plus des qualifications nécessaires pour exercer ce travail difficile.

Davantage de travail

Une assistance sociale déplore qu’en à peine 15 ans, 50% des effectifs aient baissé. Et selon elle, plus il y a moins de salariés, plus les salariés restants doivent assumer de grandes tâches. Elle craint notamment une perte de la proximité avec les patients, car les travaux à faire seront plus importants. Et évidemment, la qualité du travail diminue vu que chaque salarié ne passe plus que très peu de temps avec chaque patient.

Laisser un commentaire