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Dialogue social : Quelques éléments à connaître

L’objectif des représentants de personnel n’est pas de nous défavoriser dès qu’il y a un changement stratégique.

Certains salariés et dirigeants ont souvent des idées fausses sur le dialogue social et les syndicats. Ils affirment que ce n’est plus nécessaire d’avoir des partenaires sociaux, que ceux-ci ne privilégient que les intérêts des grandes entreprises, qu’il ne faut pas avoir de syndicat dans les dialogues entre salariés et chefs d’entreprise…

 

Les syndicats ne devraient-ils pas donner leur avis sur l’organisation et la stratégie d’une entreprise ?

Souvent, les dirigeants d’entreprises estiment que la stratégie à adopter est simplement de leur responsabilité et que les salariés n’ont pas leur mot à dire. C’est une fausse idée qui peut les isoler et les déconnecter des véritables enjeux de leur marché, expliquent les spécialistes. Les syndicats et représentants du personnel peuvent contribuer à mieux éclairer les chefs d’entreprises sur les problèmes stratégiques.

Ils poursuivent que les dirigeants ne peuvent pas tout contrôler. De même qu’ils peuvent passer à côté d’informations de premier ordre. En effet, les représentants sont capables de donner des indications précises sur des situations de blocage et avancer des solutions efficaces.

 

Les syndicats ne présentent-ils pas de propositions constructives ?

Les représentants et les salariés sont les plus qualifiés pour identifier les problèmes au niveau des conditions de travail, du parc machines… Toutefois, avant d’identifier des propositions pertinentes, il faut réaliser des débats. Et parfois, certaines propositions ne sont pas prises en compte par la direction. Ainsi, les salariés pensent qu’ils ne sont pas considérés et qu’on ne les écoute pas. D’après certaines études, il n’y a que 31% des salariés français qui estiment avoir une influence sur les décisions se portant sur leur travail, contre 38% en Allemagne et 45% en Grande-Bretagne.

 

Les syndicats ne considèrent-ils pas les contraintes économiques au sien de l’entreprise ?

Ce sujet a depuis longtemps été évité par les syndicats, car ils affirment que cela signifie faire des concessions au patronat. Mais actuellement, ils sont conscients du fait que l’entreprise doit faire des profits. Durant une mobilisation, le débat se concentre désormais sur les méthodes de constitution de cet objectif et de sa distribution et non sur son bien-fondé. D’après les spécialistes, les syndicats vont davantage prendre en compte les contraintes économiques par la généralisation de la BDES dans les sociétés ayant plus de 50 salariés.

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